L’impact des univers virtuels sur l’éducation et l’apprentissage

LUDOVIA, université d’été multimédia ludocratif et pédagogique, organise ce soir entre 19h et 20h une conférence dans Second Life sur le thème : “L’impact des univers virtuels et des nouveaux médias sur l’éducation et l’apprentissage”. Fanny Georges, chercheur à l’Observatoire des Mondes Numériques en Sciences Humaines et Yann Leroux: psychologue à l’ Observatoire des Mondes Numériques en Sciences Humaines seront là pour répondre à vos questions.

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C’est pour moi l’occastion de me pencher sur cette question car en effet, force est de reconnaitre que les élèves ne sont plus vraiment ce qu´ils étaient.

Les « digital natives », jeunes de la génération numérique ont des attentes et des compétences différentes parce qu´ils baignent dans le numérique depuis toujours. Pour Marc Prensky, spécialiste américain des TICE (Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Education), les « digital natives » sont de plus en plus « multitâches ». C’est-à-dire qu’ils sont tout à fait capables de faire leurs devoirs tout en chattant sur MSN, en envoyant des SMS, un iPod sur les oreilles. Selon Marc prensky, « Les élèves d´aujourd´hui ne sont plus ceux que notre système éducatif était censé former ». Nous devons donc chercher les solutions qui répondront aux nouveaux besoins de ces élèves du numérique et les univers virtuels pourrait bien constituer l’une de ces solutions, preuve en est leur succès auprès des jeunes : Barbie Girls a plus de 10 millions d’utilisatrices, Stardoll fait des bénéfices records et une flopée d’univers dédiés aux pré-ados et aux ados voient le jour. Selon Daniel Andler, philosophe, spécialiste des sciences cognitives, « les jeunes adoptent volontiers des processus d´apprentissage fondés sur la déconstruction/reconstruction des savoirs, sur l´interactivité des méthodes et des points de vue… un peu sur le modèle des jeux vidéo, qui permettent de passer au niveau 1, puis au niveau 2, etc. en essayant différentes clés. Ils ont intégré le fait qu´on peut apprendre en se trompant». Du coup, ce n´est plus le savoir lui-même qui est essentiel, mais bien l´habileté à trier et à décoder l´information proposée en ligne. Les DRH du monde entier l´ont bien compris, et sont de plus en plus nombreux à valoriser les « compétences du 21ème siècle » : la capacité à gérer en même temps plusieurs dossiers, à travailler en groupe sans créer de conflit, à travailler sans avoir besoin d’être supervisé en permanence, à être créatif et force de proposition – à pratiquer, en somme, le travail collaboratif. Il y a fort à parier que les programmes éducatifs de demain seront moins fondés sur les connaissances pures que sur les compétences et l´intelligence sociale.

2 commentaires pour “L’impact des univers virtuels sur l’éducation et l’apprentissage”

  1. Bonjour,

    Mon sentiment est que les digital natives risquent d’apprendre plus et mieux que nous car je pense que les univers virtuels leur permettent de matérialiser plus facilement les concepts théoriques qui leur sont enseignés.

    De plus, qui peut nier qu’étudier en s’amusant facilite la rétention des des apprentissages ?

    Merci pour votre post.

    Serge TCHAHA.

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