Saint-Gobain Glass s’implante dans Second Life

C’est avec l’aide de l’agence Stonfield Inworld que Saint-Gobain Glass fait actuellement son implantation dans Second Life. Saint-Gobain Glass, leader mondial de la production de vitrages possède un certain nombre de produits hautement technologiques qu’il n’est pas simple de présenter car ils sont… transparents. Dans Second Life, il est possible de mettre en scène les différents usages d’un produit pour mieux en faire comprendre la valeur ajoutée. C’est ce que vous pouvez voir dans le show-room de Saint-Gobain Glass :


Bien évidemment, la présentation des produits n’est pas l’unique but de cette implantation. Certains des vitrages proposés par la société permettent de réduire la consommation d’énergie et donc de protéger l’environnement. Saint-Gobain Glass souhaite, au travers de Second Life, entrer en relation avec des résidents sensibles à ces problématiques de manière à recueillir leurs idées, leurs commentaires et leurs avis afin de concevoir de nouveaux produits. Les résidents seront ainsi en relation directe avec les équipes de Recherche & Développement de Saint-Gobain Glass.

Voilà une entreprise qui a compris comment utiliser les capacités de Second Life en matière de travail collaboratif !

7 commentaires pour “Saint-Gobain Glass s’implante dans Second Life”

  1. J’entends (ou plutôt, je lis) que Second Life n’est pas au mieux de sa forme.
    Sur le site http://www.secondlife-actu.com/ (je ne sais pas qui en est l’auteur) il n’y a plus rien depuis un an.
    Certes visiblement il se passe encore des choses, mais…

    Qu’en penses-tu ?

  2. Marjorie SOUTRIC

    Second Life ne suscite certes plus le même engouement qu’à ses débuts mais reste cependant l’un des lieux majeurs de l’innovation dans les univers virtuels et beaucoup d’évènements intéressants s’y déroulent encore. Les limitations techniques de l’univers virtuel de Linden Labs (le fait par exemple que Second Life nécessite l’utilisation de cartes graphiques spécifiques suffisamment puissantes, que l’on trouve plus dans les configurations pour joueurs que dans les gammes de PC professionnels)amènent les entreprises à chercher d’autres plates-formes virtuelles. Autre frein technique, les downtime, ces périodes pendant lesquelles Second Life est inaccessible pour cause de mises à jour. Des arrêts, qui, même s’ils sont prévus à l’avance, peuvent gêner les entreprises. En réalité(sans jeu de mot aucun), trois choix s’offrent aujourd’hui aux entreprises : intégrer un monde virtuel déjà existant, comme Second Life ou créer leur propre univers ouvert au public, ou leur monde virtuel privé. Les entreprises s’interrogent de plus en plus sur l’opportunité de créer leur propre univers virtuel. Ces mondes virtuels privés offrent aux entreprises de nouvelles opportunités pour former les salariés ou pour favoriser le travail collaboratif en interne. Mais les demandes semblent pour l’heure, émerger surtout des directions du marketing ou de la communication, soucieuses de faire vivre à leurs clients une véritable immersion dans leur marque.Dans son étude, le cabinet Gartner estime que « neuf projets de monde virtuels sur dix disparaissent dans leurs dix-huit premiers mois d’existence ». Les entreprises créatrices de ces mondes virtuels ont tendance à se concentrer sur la technologie et à négliger le contenu. Elles n’hésitent pas à se lancer dans l’aventure pour faire « comme leurs concurrents » mais n’ont pas d’objectifs précis ! En clair, rares sont les sociétés qui ont une utilisation très mature des mondes virtuels. Elles sont plutôt dans une logique d’opportunité et y ont recours, par exemple, lors du lancement d’un nouveau produit ou d’une opération de recrutement.Je pense que d’ici 2012, beaucoup d’entreprises seront présentes dans les univers virtuels… mais pas forcément dans celui de Linden Labs.

  3. Suite à votre article et votre réponse et à ce que j’ai pu déjà lire ailleurs, si je dis à mes clients, qui commence à me poser des questions sur les mondes virtuels (je suis directeur de création en agence de communication online) qu’il y a, en gros, 2 utilisations :

    • utilisation pour l’interne :
    - soit en integrant un mode existant, soit en créant son propre monde. le but communication interne : séminaire, réunion vidéo conf avec des collaborateurs dispersés dans le monde…
    - là pas trop de problème technique (la société « contrôlant » son parc machine) de même pour les mise à jour…

    • utilisation grand public :
    - aujourd’hui surtout utilisé pour les lancements de produits/évènements ou les campagnes de recrutement
    1er probl : le nombre de monde virtuel : compte tenu des coups on ne peu pas être sur tous.
    2e probl : les ressources techniques des ordi et les mises à jours
    3e probl : pour l’internaute, d’avoir pleins d’avatars, un pour chaque monde…

    suis-je loin de la vérité ?

    merci.

  4. Marjorie SOUTRIC

    Vous n’êtes pas très loin de la vérité. Effectivement, on ne peut pas être partout et il faut choisir une des solutions possibles: celle qui correspondra le mieux aux problématiques propres à l’entreprise. Quant à l’identité dans les mondes virtuels: c’est une question complexe. Nos avatars sont encore rattachés aux mondes virtuels dont ils sont issus. Mais, si l’on en croit les spécialistes, cela pourrait changer. Plusieurs sociétés s’efforcent de permettre de transporter leurs avatars d’un monde virtuel à un autre.Par exemple, Daz, dont la MogBox promet d’adapter le graphisme et le look de son avatar d’un monde à l’autre, selon les capacités techniques de ces derniers. Pour le moment, la MogBox n’est disponible que sur Multiverse, une plateforme de création de mondes virtuels à laquelle on peut accéder indifféremment à la fois via un logiciel 3D ou via un simple navigateur web. Reste que les efforts pour transporter les avatars d’un monde à l’autre sont découragés par l’absence d’interopérabilité entre les mondes virtuels. Ces perspectives posent également un autre problème: l’envie d’utiliser son nom réel et non un pseudonyme. Si les mondes virtuels veulent avoir un rôle similaire à celui que les sites sociaux ont pour le business, avec le bénéfice ajouté de pouvoir interagir en temps réel, il faut que les gens puissent être reconnus facilement et disposent d’avatars à leur image ou qui permettent de les reconnaitre.

  5. @Olivier: de nombreux fansites ont été abandonnés, c’est vrai, mais d’autres se créent (et beaucoup d’information passe par les groupes (listes) internes à Second Life. L’actualité sur/de reste très riche (et encore plus maintenant qu’il y a un an). La rubrique de Wikio, par exemple, essaie d’en montrer un aperçu, c’est un début pour commencer…
    http://www.wikio.fr/high-tech/internet/univers_virtuels/second_life

  6. merci beaucoup pour tous ces renseignements !

  7. je te remercie bienpour cette vidéo, marjofie ! :)

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