Second Life, unique plateforme que l’on puisse proposer aux entreprises pour le moment

J’ai eu la chance de pouvoir assister à l’intervention de Pierre-Olivier Carles de l’agence Stonfield InWorld à l’occasion de la fête de l’internet samedi 14 mars dernier. Des retours sur les opérations menées avec RIL Shopping nous ont été communiqués, Pierre-Olivier en a d’ailleurs profité pour faire partager une définition très intelligente de RIL Shopping comme étant « le chaînon manquant entre le commerce de proximité et la vente en ligne », c’est-à-dire une sorte de shopping social où les internautes pourraient retrouver les précieux conseils des petits commerçants tout en achetant en ligne. RIL Shopping est donc une très belle façon de recréer du lien social lors d’une expérience d’achat et cela fonctionne relativement bien car les retours des commerçants sont, parait-il, très enthousiastes.

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Outre ce point très intéressant, c’est une réflexion concernant la maturité des mondes virtuels qui a particulièrement retenu mon attention : en effet, Pierre-Olivier nous assure que seul Second Life permet aujourd’hui une mise en production dans le cadre d’une prestation client car aucune autre plateforme n’est assez stable pour le moment pour être proposée à une entreprise souhaitant s’implanter dans les mondes virtuels.

Cette affirmation a suscité une petite déception en moi qui commençait à penser que le choix d’une technologie différente pouvait être envisageable. Alors que Nick Wilson de Clever Zebra sort son livre “Virtual Worlds for Business” dans lequel, Active Worlds, OLIVE, Protosphere,Qwaq et Web Alive sont cités comme « business ready », je me rend compte que cela ne semble pas être réellement le cas dans la pratique.

Malgré ses problèmes de stabilité, d’incompatibilité avec les firewalls des entreprises et de confidentialité (les chats sont tous enregistrés par Linden Lab), Second Life reste le monde le plus mûr pour une implantation professionnelle et, si son efficacité pour l’organisation de réunions montre autant de points faibles que de points forts, il reste sans conteste le leader actuel des mondes virtuels et, contrairement aux autres secteurs, il ne connait pas la crise. En effet, à en croire les dernière statistiques présentées par France 3D la semaine dernière, on note une augmentation du nombre de connectés ainsi qu’une tendance à la hausse concernant les échanges monétaires. Solipsis et OpenSim ce n’est donc pas encore pour demain, dans un usage professionnel tout du moins.

5 commentaires pour “Second Life, unique plateforme que l’on puisse proposer aux entreprises pour le moment”

  1. ” Solipsis et OpenSim ce n’est donc pas encore pour demain, dans un usage professionnel tout du moins.”

    Pour Solipsis, je suis assez d’accord sur le fait que les entreprises ne peuvent pas encore en faire un usage professionnel.

    Par contre en ce qui concerne OpenSim, autant la vente de terrain comme sur Second Life ne me semble pas judicieuse autant les usages pro sur OpenSim peuvent être envisagé. Le caractère d’usage est surtout lié à l’utilisation finale, ainsi OpenSim est déjà commercialisé par des entreprises tel que 3Di OpenSim au japon qui a énormément travaillé sur l’application.

  2. Oui, je rejoins Jean-Marie pour ce qui est d’OpenSim. Malgré son statut Alpha, la plateforme est déja très stable et déja utilisée en production, notamment chez IBM pour assister le monitoring des data centers… C’est quand même pas rien :)

    Je pense (mais je peux me tromper) que les arguments majeurs qui justifient l’utilisation du “vrai” Second Life pour le v-commerce est le potentiel offert par la population actuelle de résidents, qui font très bien fonctionner le bouche à oreille, ainsi que les faibles coûts de mise en oeuvre (à l’échelle d’une entreprise…).

    Comme dit Jean-Marie, c’est lié à l’utilisation finale : aussi, si l’argument de la stabilité avancé par Pierre Olivier est tout à fait valable, je pense qu’un projet de v-commerce comme RIL Shopping aurait été incomplet sans les avantages citées plus haut.

    Des ventes privées RIL Shopping avec OpenSim? Même si ça aurait techniquement “fonctionné”, il aurait manqué quelque chose, vous ne trouvez pas?

  3. Jean-Marie : Je comprend ton point de vue sur Open Sim et je le partage.

    Toutefois, Open Sim ne se prête pas aux solutions que NOUS proposons, que ce soit en matière d’e-Commerce ou d’e-Learning.

    A titre d’exemple, nous ne pourrions pas y déployer 20% des fonctionnalités de notre offre Campus. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé puisque, comme je l’ai précisé lors de la conférence, nous avons commencé à développer l’offre Campus d’abord sur Open Sim avant d’abandonner devant les difficultés rencontrées.

    Quand tu vends une solution à un client, même en lui expliquant que le niveau d’innovation est très avancé ce qui a un impact sur la maturité, il est en droit de te demander un certain nombre d’engagements de stabilité, disponibilité, performances, etc… Nous ne sommes pas - encore - prêts à prendre ce genre d’engagements. Cela viendra j’imagine…

    Ma position est à replacer dans son contexte, ce que Marjorie a, par ailleurs, très bien fait.

    Le potentiel à venir d’Open Sim (tout comme de Solipsis d’ailleurs) comme alternative crédible dans un cadre professionnel est intact… et nous continuons regarder ce que font beaucoup d’acteurs enthousiastes et à travailler sur le sujet, parmi d’autres d’ailleurs ;-)

  4. @Pierre-Oliver, j’avais bien compris que OS n’était pas une solution pour les équipes de Stonfiel InWorld par rapport aux projets qui sont réalisés.

    Lorsque je disais que OpenSim pouvait être utilisé par les pros, c’est bien entendu en fonction de l’usage.

    Ainsi la démarche est d’avoir connaissance du projet et ensuite de choisir la plateforme en fonction des caractéristiques connues et non pas le contraire ;-) .

    OpenSim reste une alternative mais n’est pas l’alternative absolue.

    En ce qui concerne mon message plus haut, il n’était destiné qu’en commentaire à la dernière phrase de l’article et non pas sur l’article en général ;-)

  5. Ce genre de statement me parait un peu brut de fonderie.

    Olive, de Forterra, est utilisée dans les entreprises.

    En allant sur mon blog, http://www.almatropie.org/blgg/2008/04/un-exemple-dusage-de-monde-virtuel-dans-lentreprise/ on lira que Implenia n’a utilisé SL que pour le prototypage, pas pour la production (ils ont utilisé open Sim). Leur expérience contredit ce que dit POC.

    Sans parler de qwaq, de protosphere, de VastPark et de bien d’autres…

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